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Jeune en invalidité : surveillance et absence de perspective ?

Bonjour,

Je suis jeune (26 ans) et handicapée, en invalidité depuis mars après 1 an de temps partiel thérapeutique. Cette nouvelle m'avait apporté une impression de soutien et des perspectives pour continuer à travailler malgré mon handicap et avoir des revenus me permettant de vivre dignement.

J'ai ensuite reçu les informations suivantes :

  • que mon dossier était placé sous supervision, et serait réévalué tous les 4 à 6 mois avec une convocation en personne notifiée quelques jours avant, pour étudier la possibilité de suspension de mes droits.
  • j'ai reçu le montant de ma pension, calculée comme je suis jeune sur base du premier salaire de ma vie (donc bas) et avec une année avec uniquement 4 mois travaillés sur 3 au total, sans mensualiser : un salaire annuel moyen (SAMB) donc très bas, bien inférieur au mien actuellement.
  • j'ai appris que le salaire plafond (STMC) serait calculé sur base de mes revenus sur 1 an avant arrêt, donc les plus bas de ma vie.
  • enfin, j'ai appris que ces montants seraient permanents, sans aucune révision sur toute ma vie, me privant donc de toute perspective d'évolution de mon salaire à cause de mon handicap et de mon âge.

Je ne comprends pas que l'invalidité pour une personne jeune se traduise par un contrôle plus fort, un soutien plus faible (montant) et un balayage permanent des perspectives d'évolution professionnelles.

Pourriez-vous m'indiquer s'il vous plaît si j'ai mal compris quelque chose ? Me partager des solutions ou recours ?

Yume

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Bonjour Yume,

Dans un premier temps, je vous conseille la lecture de ce topic relatif au calcul de le pension d'invalidité

Vous avez la possibilité de contester une décision prise par l'Assurance Maladie. Vous trouverez davantage d'informations à ce propos en consultant cet article issu du site ameli.fr intitulé "Comment contester une décision ?".

Par ailleurs, vous pouvez travailler et percevoir une pension d'invalidité. Pour de plus amples renseignements à ce sujet, vous pouvez consulter ce topic relatif au cumul d'une activité professionnelle et de la pension d'invalidité.

Je vous suggère également de prendre connaissance de ce topic relatif au recalcul de la pension d'invalidité.

Enfin, je vous conseille de faire le point sur votre situation auprès d'un conseiller par téléphone au 36 46 ou depuis l'Espace d'échanges de votre compte ameli si vous voulez faire un point particulier sur votre dossier auquel nous n'avons pas accès sur ce forum conformément à notre politique de confidentialité qui nous permet de garantir la sécurité de vos données personnelles.

Je vous souhaite une bonne journée. 

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Elryn

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Concernant les montants Il n’y a pas de recours c’est la loi.
Vous avez peu cotisé donc vous avez peu… c’est logique aussi.
De plus l’invalidité cpam c’est une compensation pour une perte de salaire. Si au final vous n’avez pas de perte de salaire, il n’y a pas de compensation.
A noter que si vous renoncez totalement à votre statut d’invalidité si un jour vous pouvez retravailler à temps plein alors ce dossier sera clôturé et en cas de rechute ce sera un nouveau dossier avec vos nouveaux salaires.

Concernant le contrôle c’est probablement plus lié au motif de votre invalidité qu’à votre âge. Rien d’anormal non plus à ce que la situation soit contrôlée.

Yume

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Bonjour Géraldine,

Je vous remercie pour votre réponse et les ressources que vous partagez.
Cependant j'ai l'impression qu'aucune ne permet de m'aider effectivement :

  • je comprends que je peux en théorie contester une décision sue le calcul de ma pension ou salaire plafond, mais qu'en pratique le statut "jeune" n'est pas pris en compte dans la loi ou le fonctionnement de la CPAM (sauf pour faire des contrôles supplémentaires), et que je n'aurais pas de motif de recours valide car le mode de calcul en lui-même me pénalise fortement. Voyez-vous d'autres possibilités ?
  • je sais bien que je peux travailler (et je n'ai d'ailleurs aucune autre solution au vu du montant de ma pension et comme elle est conditionnée au fait que je travaille). Le problème est que cette pension ne sera jamais ajustée au cours de mon parcours, qu'elle est très faible, de même pour le salaire limite pour la percevoir. Mon revenu est donc bloqué par ces seuils, sauf si même en travaillant en temps partiel je dépasse ce seuil, auquel cas je ne percevrai plus aucune aide pour mon invalidité tout en ayant un revenu réduit par rapport à une personne valide et en dépensant une énergie bien supérieure pour mon travail.
  • sur le recalcul de la pension, je comprends que je n'aurais cette possibilité que si mon statut d'invalidité est supprimé (auquel cas je finirais en burn-out ou à l'hôpital) puis restauré au moins 1 an après et moyennant énormément d'incertitudes. Est-ce bien cela, ou ais-je raté un élément crucial de la discussion prévoyant d'autres possibilités ?
  • .

    Une question suite à vos réponses : a-t-il déjà été discuté côté CPAL/Cramif de la situation et du statut des jeunes invalides, et de comment vous pouvez nous aider en prévoyant des adaptations spécifiques à notre situation et répondant à nos besoins (pas être contrôlés davantage, c'est déjà suffisamment dur) ?

    Par exemple une possibilité de réévaluation tous les 3 ans, 5 ans ou après 10 ans de travail des STMC et SAMB sur base du revenu perçu à temps partiel rétablis pour un temps plein (comme vous le faite parfois lors d'un arrêt), afin de nius soutenir dans les efforts considérables mis en place pour travailler tout en étant invalides cumulés au fait de s'insérer dans le marché de l'emploi actuel étant jeune (et invalide, en particulier vec la multiplication des CDD...).

    Un GT en interne, une enquête auprès des usager-e-s, un projet de loi... Cela ouvrirait une perspective.

Yume

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Bonjour Elryn,

Merci pour vos retours, la confirmation a priori de l'absence de recours possible, la modalité en cas de suppression puis rechute.

Pour le contrôle, il m'a été expressément dit que l'enjeu était mon âge. Je suis intéressée d'en savoir plus si ce n'est pas prévu également.

Les autres éléments de votre réponse m'interpellent et me choquent : "Vous avez peu cotisé donc vous avez peu… c’est logique aussi". Le principe de l'assurance maladie et de la sécurité sociale est justement l'inverse, plutôt que rendre un individu seul responsable de sa situation alors même qu'il n'en a pas les moyens (handicap, maladie), on met en commun les ressources pour se soutenir collectivement en fonction des besoins et des moyens de chaque personne. Je n'ai pas choisi d'être invalide, d'être en situation de handicap, je n'ai aucun moyen d'action là-dessus, et j'ai davantage de besoins associés. Je ne peux pas individuellement m'en sortir, mais si on m'aide et qu'on m'ouvre des perspectives, je peux continuer à être utile socialement, aider les gens autour de moi, et peut-être travailler aussi. Alors que si on me laisse de côté sous pretexte que j'ai peu cotisé, ou en me faisant croire que je suis responsable de mon handicap, je ne peux rien faire de plus qu'essayer de m'en sortir avec le minimum sans ressources pour contribuer plus collectivement.